Polynésie française : le Récit

L' île de Maupiti


En Pratique

  • Hébergement :

        - Pension Auira  (5 nuits, du 09 au 14/03 ; 201 € par jour,

          la demi-pension pour nous 3 ! Bien au-delà de ce que nous

          pouvions nous permettre, mais tellement Magique !) . Pension

          isolée, située sur un motu, certainement l' endroit le plus agréable

          de Maupiti  ; transfert aéroport assuré en bateau par la Pension 

          (payant) ; bungalow spacieux, confort sommaire (notamment une

          douche très capricieuse !), mais quelques efforts consentis en

          matière de déco ; terrasse vraiment agréable ouvrant sur une

          plage privée ; accueil assez exceptionnel de la part d' Edna, mais

          surtout de Gilbert  son compagnon, avec qui nous avons lié de

          réels beaux échanges ; prêt de kayaks ; connexion wi-fi ; nous y

          avons par ailleurs, divinement bien mangé .

          Bref ... Un GROS coup de cœur !

  • Transports :

        - Bora-Bora - Maupiti : avion ("Pass 2" d' Air-Tahiti) .

        - Transfert aéroport - hébergement assuré en bateau

           par la pension (A/R) .

        - Maupiti  - Moorea : avion ("Pass 2" d' Air-Tahiti) .

 


       

        *   Lien vers un article issu du Figaro  :

            Maupiti, l' île qui a dit "non" aux hôtels de luxe  .



On vous raconte ...

 

Après un séjour pluvieux, nous quittions un peu à regrets Bora-Bora, alors que le soleil y brillait désormais ...

La Magique Maupiti  et son magnifique lagon que nous découvrions depuis l' avion, auront vite fait de totalement les effacer .

 


 

Il nous a paru vraiment étonnant de constater que les touristes semblent bouder un peu Maupiti ... Son aéroport de poche

n' est desservi que quelques jours par semaine, et pourtant, nous n' étions vraiment pas nombreux dans l' avion ! Par ailleurs,

faute de fréquentation, l' unique rotation maritime hebdomadaire assurée par le "Maupiti Express" a cessé de fonctionner .

Gilbert  nous accueillait, nous passant les traditionnels colliers de tiarés autour du cou . Nous le suivions jusqu' à son embarcation, "stationnée" le long du quai ; un couple de bretons se joignait par ailleurs à nous . Situé sur un motu, l' aéroport n' est accessible

qu' en bateau ... la navigation sur le lagon est agréable, nous y voyions évoluer nos premières raies-léopards . Près d' une

demi-heure plus tard, d' une paisible et prudente navigation, nous atteignons le splendide motu Auira .

 

 

Nous savions désormais que nous nous sentirions bien ici . Nous découvrions, plantés sur la plage, les bungalows que nous

occuperions ... L' ambiance nous rappelait un peu les très agréables séjours passés sur les îles aussi isolées que paradisiaques,

telles celles de Tioman (plage de Juara) ou Kapas  en Malaisie, ou bien encore celle de Seraya  en Indonésie .

 

 

Cela sentait bon dans le bungalow ; Edna  y avait placé en différents endroits de nombreuses odorantes fleurs coupées .

Le bungalow était spacieux, Justine occupait à elle seule, une large mezzanine occupée par un grand lit ..

 


 

Mais à vrai dire, nous n' avons pas beaucoup fréquenté l' intérieur de notre bungalow en dehors des heures où nous y dormions,

l' intérêt se situe vraiment à l' extérieur . Alors nous en avons bien abusé !

 

 

Quel emplacement magique occupe cette pension, face à la petite île de Maupiti !

Alors que le jour déclinait, dans ce qui allait constituer un rituel, Gilbert  nous hélait d' un  "Tama' a" (orthographe plus

qu’ incertaine ?!) pour nous inviter à passer à table .

Le repas, copieusement servi, était toujours composé d' un plat de poissons en guise d' entrée, suivi d' un autre poisson pour

plat principal ; des fruits (parfois cuisinés, parfois préparés en salade) concluaient le festin . Mais quelle diversité au niveau des accompagnements et des saveurs ... Nous nous régalions ainsi chaque soir ; le repas était devenu un moment de la journée  particulièrement privilégié .

Le premier soir, autour de la grande table commune, nous faisions la connaissance des sympathiques Jannick  et Jean-Claude, un couple de bretons occupant le bungalow voisin du nôtre . Ils ne restaient que deux jours seulement à la pension, ensuite, nous allions être les seuls à occuper les lieux ...

 


 

Gilbert  nous a semblé vraiment soucieux du bien-être de ses hôtes au cours de leur séjour . Chaque jour, il s' est renseigné sur nos attentes, s' est inquiété de ce que nous voulions faire, nous aiguillant si nous le désirions, vers une activité où bénévolement il allait prendre part . C' est ainsi que le premier jour, nous embarquions en compagnie de Jannick  et de J. Claude  vers l' île de Maupiti ...

 

 

Gilbert possède un 4x4 sur l' île ... Nous y prenions tous place ; il allait nous emmener découvrir le magnifique panorama

dont on dispose depuis le Mont Pahahere .

- Mais Gilbert, tu as passé où ton permis de conduire ?

- Non, personne ici ne le possède ! Ici, on roule tous à 20 km/h, çà ne risque rien, on n' a pas besoin d' aller plus vite !

- Mais il n' y a pas de contrôle ?

- Non, il n' y a ici, ni gendarmerie ni police . Les gendarmes viennent bien quelque fois faire une tournée ... Mais les dates

sont connues de la Mairie ; cette dernière alerte alors la population, et alors personne ne sort ! 

Voilà le type de conversation assez surréaliste entretenue avec Gilbert ... Il y en a eu comme çà, toute une ribambelle .

Nous les avons adorées ; elles ont souvent donné lieu à de belles tranches de rigolade !

 


 

La balade s' est ainsi poursuivie jusque dans le seul minuscule village que compte l' île . On y trouve quelques commerces aux rayons presque totalement vides : l' île n' est ravitaillée qu' une unique fois par mois ... prévue il y a quelques jours, la rotation mensuelle avait pris du retard, reportée théoriquement au jour de notre départ .

 

 

Nous quittions le reste de l' équipage au niveau du village, et entreprenions le tour complet de l' île à pied ... soit environ 7 km (possibilité également, de louer des vélos) ! Qu' il semble paisible vivre sur cette île ; à l' image de la vitesse des voitures qui y

gravitent, tout semble ici, tourner au ralenti .

Disséminés çà et là, nous découvrions quelques sites archéologiques très anciens tels des maraes, mais aussi des pétroglyphes ;

nous déplorions cependant que ces curiosités soient si peu mises en valeur !

 


 

Nous atteignions la fameuse plage de sable blanc de Tereia ... Elle est superbe, et fait directement face au Motu Auira ...

Nous pouvions y deviner notre bungalow .

 



 

Depuis la plage, nous regagnions à pied notre hébergement . A cet endroit précis du lagon, l' eau ne dépasse pas le haut des cuisses, et les raies-léopards y évoluent nombreuses .

 

 

Le jour d' après, nous décidions d' atteindre l' autre côté du motu, celui faisant face à l' océan ... les fidèles pensionnaires canins

de la pension (Biscuit  l' étonnant chien pêcheur et le jeune Boule) nous y accompagnaient .

 

 

Le motu Auira est tout aussi joli de ce côté-ci ... il y règne un sentiment de plus grande solitude encore . La réverbération du soleil

sur les débris de corail ne faisait qu' augmenter la chaleur que les chiens semblaient avoir du mal à supporter .

 


 

Nous ne tardions pas à imiter nos compagnons à quatre pattes, nous mettant à l' eau dans le but de nous rafraîchir .

Sans aucune autre présence, nous savourions l' instant, le prolongeant .

 


 

Superbe après-midi, superbe cadre ... Superbe souvenir (un de plus !) .

 


 

Jannick et J. Claude  avaient quitté hier la pension que nous fréquentions seuls désormais .

A peine le petit-déjeuner avalé, que Gilbert  nous proposait aujourd' hui de l' accompagner pêcher ....

Nous acceptions, enthousiastes . Embarqués dans sa barque, nous retournions du côté que nous avions tant apprécié la veille .

 

 

La première partie de la journée a été consacrée à la récolte des bénitiers .

Gilbert  nous en enseignait la technique ... Sacré coup de main le Gilbert !

 


 

Quelques heures auparavant, nous ignorions que la chair du bénitier était comestible ... visiblement, pas les poissons qui habitent le lagon et qui se sont invités au buffet ! Arrosés d' un simple filet de jus de citron, nous croquions dans la chair, nous surprenant à aimer cela, alors que nous ne raffolons pas spécialement des huîtres, Justine  les ayant même en horreur .

 


 

Gilbert  nous garantissait que cuits, les bénitiers étaient encore meilleurs ... Vue la quantité déjà récoltée, cela présageait pour les jours à venir de véritables festins ! Gilbert  jugeait qu' il était désormais temps de déployer le filet dans lequel viendrait immanquablement

se perdre quelques poissons du lagon .

 

 

Le filet déployé, il ne manquait plus qu' à rabattre les poissons vers celui-ci . Gilbert  restait particulièrement vigilant aux petits requins à pointes noires venus récupérer dans le filet des proies faciles à appréhender ; occupés à pêcher encore quelques bénitiers, il parvenait à les repérer sans même que nous en décelions la présence .

 


 

Nous allions faire une nouvelle fabuleuse expérience gustative : le poisson du lagon, fraîchement pêché, arrosé tel les bénitiers,

d' un simple jus de citron . Un régal ... qui l' eut cru ?!

 




Quelle nouvelle divine journée ! Ce n' est qu' en fin d' après-midi que Gilbert  confiait le soin à Justine de nous remmener en barque jusqu' à

la pension . Pendant ce temps, il se chargeait de nettoyer le poisson pêché dans le lagon ....

Ils devaient figurer au menu de ce soir !

Au cours de cette fabuleuse journée, Gilbert  s' était un peu plus dévoilé encore, narrant quelques épisodes d' une vie bien remplie . Tenant des propos que nous jugions plutôt très sensés, il a par ailleurs évoqué des sujets plus sensibles tels la politique ou la religion ... Sacré bonhomme !

 

Quel régal une fois encore que ces petits poissons du lagon parfaitement grillés ! Une fois encore, un parfait assaisonnement parvenait à en relever la saveur sans pour autant en dénaturer le goût ! Les bénitiers quant à eux nous ont été servis le lendemain . Gilbert  ne nous avait pas menti : cuits et plutôt fortement aillés, ils sont parvenus eux aussi, a enchanter nos papilles !

 

Le lendemain, Gilbert  nous déposait sur l' île, à l' endroit même ou prend naissance le chemin grimpant au Mont Te Uru Faabu, le point culminant de l' île (385 m.) . Une fois encore, nous déplorions le manque d' information concernant un lieu à forte attractivité touristique : des travaux avaient endommagé le chemin, si bien qu' on avait désormais parfois du mal à en déchiffrer le tracé .

 


 

A moins que cet absence d' indices n' ait été volontaire ?! Nous avons par endroits lu qu' un guide était indispensable pour envisager la grimpette ! Exagéré selon nous . Quoi qu' il en soit, la montée est plutôt raide, elle n' est de toute évidence pas envisageable les jours de pluie ou bien suivant de fortes précipitations . Elle peut parfois, s' apparenter à de l' escalade .  Afin d' en faciliter le franchissement, quelques zones particulièrement exposées sont équipés d' une corde . Par beau temps, les efforts consentis pour parvenir au sommet sont grandement récompensés !

 

 

A 385 mètres d' altitude, on dispose d' un superbe panorama à 360° ... Nous y distinguions pêle-mêle, le village, le motu que nous occupions, la piste de l' aéroport, la seule passe que la barrière de corail ait autorisée pour le passage des bateaux entre l' océan

et le lagon ... Réellement Magnifique !

 


 

Alors que nous envisagions à nouveau traverser le lagon à pied, nous retrouvions Gilbert  autour d' une Hinano  (la bière locale),

en train de débattre entre amis, de la politique locale dans le cadre des proches élections municipales .... Nous rentrions alors

en sa compagnie, beaucoup plus tard que nous l' avions prévu .

 

Notre séjour à Maupiti  prenait fin . Nous aurions pu le croire trop long pour une si petite île ... Nous aurions au final, aimé le prolonger ; nous n' y avons notamment pas trouvé le temps de pratiquer de kayak dans le lagon ... la prochaine fois !

 

En guise de cadeau d' adieu, de superbes raies-manta sont venues danser un ballet autour de l' embarcation de Gilbert  alors que celui-ci nous raccompagnait à l' aéroport ... vraiment impressionnante cette espèce marine !

Il pleuvait ! En raison de ces mauvaises conditions météo, l' avion avait pris du retard . Telle cette dame, nous patientions en salle

d' embarquement du petit aéroport : la plage .

 

 

Avec plus d' une heure de retard, l' avion d' Air-Tahiti  s' est posé sur le tarmac ...

 


 

Bye, bye Maupiti  ! A n' en pas douter, elle constituera une étape marquante de la si fabuleuse Grande Escapade .

 



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