Chili : le Récit

San Pedro de Atacama


En Pratique

  • Hébergement :

        - Cay Puri Hostal Andino  (3 nuits, du 04 au 07/05 ; 77 € la nuit pour 3) . 

           Établissement sans enseigne, très proche du terminal de bus, du coup, un peu excentré .

           Chambre avec salle de bains, très correcte et très propre ; petite cour intérieure où il peut être agréable de se reposer,

           mais on n' en a pas vraiment le temps, lors d' un séjour à San Pedro, tellement il y a de choses à voir, et on ne s' y attarde

           pas vraiment, tellement c' est cher ! Connexion wi-fi disponible ; excellent petit-déjeuner inclus, composé à base de produits

           frais ; établissement souvent déserté par ceux qui le tienne ; en cas de besoin, il est alors difficile de contacter qui que ce soit ;

           nous avons jugé les prestations de cette structure trop onéreuses, et ne la recommanderions pas spécialement .


* 1 : arrivée en bus depuis l' Argentine  via le Paso Jama .

* 2 : découverte à vélo de la Valle de la Luna .

* 3 : excursion vers les geysers du Tatio .

* 4 : excursion vers les Lagunas Cejar, Piedra  et Tebenquiche .

* 5 : départ en 4x4 vers la Bolivie, le Sud Lipez, le Salar d' Uyuni  ... 

        via le Paso Portezuelo del Cajón .

  • Transports :

      * Salta (Argentine) - San Pedro d' Atacama  : bus

           (trajet environ 12 h ; coût : 37 € par personne) .

      * Location de vélos 1 journée : à peine 5 € par personne .

      * San Pedro d' Atacama - Uyuni  (Bolivie) : excursion de

         3 jours en 4x4 via notamment, le Sud Lipez  et le

         Salar d' Uyuni  (coût 112 € par personne ; agence

         contactée : Estrella del Sur ) .

  • Visites :

    *  Valle dela Luna  (entrée environ 2,30 € par personne) .

     * Les Geysers du Tatio  (excursion demi-journée ; coût

        23 € par personne incluant un petit-déjeuner) .

     * Lagunas Cejar, Piedra  et Tebenquiche  (excursion de

        fin d' après-midi ; 26 € par personne incluant les

        entrées des sites et apéritif dînatoire) .


    Nous avons effectué la visite de la Vallée de la Luna  

    individuellement et à vélo ; concernant les deux autres,

    nous nous sommes rapprochés du bureau de tourisme

    de l' Auberge de Jeunesse Hostelling International .



On vous raconte ...

 

Au Paso Jama  (1 sur la carte) nous avions définitivement tourné la page avec l' Argentine  et retrouvions le Chili  quitté en

Terre de Feu  près d' un mois plus tôt . Nous nous dirigions désormais vers San Pedro de Atacama  où nous allions écrire l' ultime épisode chilien de la Grande Escapade ... Elle se poursuivrait ensuite en Bolivie  !

 


Du Paso Jama à San Pedro de Atacama

Étape  1  sur la carte figurant en tête d' article .


 

Nous traversions toujours de splendides paysages typiques de l' Altiplano, composés successivement de volcans et de hauts sommets, de lagunes minérales aux couleurs irréelles et de salars  habités par des flamants roses ...

Nous les jugions plus fabuleux encore de ce côté-ci de la frontière, sans qu' hélas à aucun moment, nous n' ayons pu marquer le moindre arrêt . Nous nous contentions de capturer à la volée, quelques images à travers les vitres du bus .

 

 

Nous approchions désormais ... Nous apercevions le cône parfait que formait le volcan Licancabur . Placé à cheval sur les frontières chiliennes et boliviennes, il domine du haut de ces 5 916 mètres, les paysages du salar d' Atacama .

 

 

La lumière rasante de fin d' après-midi rendait plus spectaculaire encore la descente vers San Pedro de Atacama  que nous avions commencée à entamer . Elle sublimait les paysages du fameux désert d' Atacama  : une immense dépression saline perchée à

2 300 m d' altitude !

Parvenus à San Pedro, nous nous rendions au Cay Puri Hostal Andino  où nous avions la veille, réserver une chambre sur internet .

Bien que situé proche du terminal de bus, nous nous égarions un peu, à la recherche de cet établissement dépourvu de toute

enseigne et que les locaux ne semblaient pas connaître .


 

San Pedro de Atacama

 

Perché à 2 440m d' altitude  San Pedro  occupe une oasis au milieu du désert d' Atacama . Son micro-centre organisé autour d' une unique rue : "la Caracoles" , et de ruelles piétonnes en terre lui étant adjacentes, est peuplé d' agences de voyages, de restaurants,

de cafés, de structures d' hébergement et de boutiques abrités dans de pittoresques maisons basses en adobe . San Pedro  est très touristique, il y règne de ce fait, une ambiance vraiment très particulière qui ne nous a pas cependant, réellement déplus .

 

 

A l' ombre de vieux algarrobos  (des caroubiers), on y trouve également, une agréable place ...

 

 

Une petite église en adobe, blanche et aux menuiseries bleu jouxte la place ...

L' ensemble parvient à former un tableau que nous jugions plutôt très pittoresque.

 



Nous démarchions tour à tour plusieurs agences afin de dresser notre programme d' excursions .

Elles sont très nombreuses au départ de San Pedro ; entre quebradas, lagunes, volcans, salars, geysers, pukaras, villages

pittoresques ... il a fallu faire un choix : pas facile, elles étaient réellement nombreuses à nous tenter . Nous réservions dans

un premier temps, celle qui allait nous mener aux geysers de Tatio  ainsi que celle qui allait nous conduire durant plusieurs

jours à bord d' un 4x4, jusqu' en Bolivie .

Autour de San pedro, peu de lieux de balades intéressantes à faire à pieds semblent envisageables  . Pour les plus proches,

il convient au moins d' avoir recours à la location d' une bicyclette ... C' est ce que personnellement nous faisions, afin d' aller

nous balader du côté de la Valle de la Luna ...

 


La Valle de la Luna

Étape  2  sur la carte figurant en tête d' article .

 

 

Depuis San Pedro, nous longions la route sur environ 5 km jusqu' à atteindre l' entrée principale du site de la Vallee de la Luna  (repérée A sur la carte) où nous nous acquittions de nos billets d' entrée . Nous empruntions désormais une piste sablonneuse ...

au total, nous allions la suivre sur plus de 13 km !

 

 

Nous marquions un premier arrêt à la Caseta n° 1 de Informacion  (repérée B sur la carte), où pour la seconde fois, nous nous faisions gentiment expliquer les principaux sites à visiter, rencontrés au cours de notre balade dans la vallée . Ces différents sites sont très correctement repérés par de petits panneaux en bois jalonnant la piste . Nous marquions une première étape non loin de là ; déposions nos vélos et nous engagions à pieds, dans un premier petit circuit dessiné au milieu de rochers ruiniformes, nous faufilant même, entre les parois vraiment très resserrées d' un cañon (repéré B sur la carte) .

 


 

Notre progression était plus difficile dès lors que la piste remontait les flancs de dunes de sable ocre . Outre une déclivité par endroits assez importante, l' association du vent, de la chaleur et de l' altitude la rendait plus éreintante encore ! Mais nous élevant, quel décor fantastique nous découvrions !

 


 

Nous parvenions sur le site de la Duna Mayor  (repéré C sur la carte) .

Nous cheminions sur le sentier qui permet d' en atteindre le sommet et le prolongions, suivant la crête d' une formation rocheuse ...

de part et d' autre, nous observions deux vallées blanchies par le sel que l' humidité parvenait à faire ressortir d' une terre couleur ocre . Nous évoluions dans de véritables paysages lunaires .



 

Nous restions  un bon moment à admirer cette étonnante steppe rocheuse s' étendant à perte de vue ...

Nous y étions seuls ; nous savourions l' instant !

 


 

Nous convenions ensuite de nous rendre au point le plus éloigné : las Tres Marias  (repéré D sur la carte) et de voir au retour les autres curiosités dépassées, compte tenu du temps dont nous disposerions encore : c' est que nous nous étions déjà pas mal attardés .

Nous parvenions sur le site au moment précis où tous les bus et mini-bus partis de San Pedro  y déversaient leurs groupes de touristes . Il nous est apparu étonnant de constater qu' ils puissent fréquenter tous les mêmes lieux au même moment : 10 minutes plus tard, tout le monde était remonté, et plus aucun véhicule ne stationnait sur le parking !

Las Tres Marias est une curiosité géologique censée symboliser le Christ  entouré de trois représentations de la Vierge . Euh ... si nous avions su, nous n' aurions pas poussé jusque là, nous  jugions cette découverte plutôt inintéressante !

 

 

Nous avions laissé filer les bus pour ne pas respirer le nuage de sable soulevé derrière eux . Nous reprenions désormais la piste en sens inverse ... Dans ce sens, elle s' élevait de manière continue sur plusieurs centaines de mètres : nous souffrions un peu ; nous regrettions

d' autant plus nous être aventurés jusqu' à las Tres Marias  !

 

 

Parvenus au secteur de l' Amfiteatro, nous abandonnions une fois encore nos vélos . A nouveau, nous escaladions des dunes, nous

nous hissions au sommet de formations rocheuses d' où nous bénéficiions encore de superbes vues panoramiques . Qu' est-ce que

c' était beau vu depuis là-haut !

 

 

Il existe visiblement dans ce secteur, tout un réseau de sentiers s' élançant vers d' autres sommets, mais nous jugions ne plus avoir le temps d' en parcourir d' avantage, d' autant que nous accusions aussi, un peu de fatigue (ah, si nous n' avions pas prolongé jusqu'

à las Tres Marias  !) . Nous "redégringolions" les dunes ...

 

 

Nous roulions vers San Pedro ... Nous ne nous arrêterions désormais plus .

Qu' il nous a semblé long ce trajet retour ... mais qu' il nous a semblé beau également, alors que le soleil déclinait et

qu' au fur et à mesure de notre progression, nous bénéficiions d' une belle lumière rasante .

 


 

Lorsque nous étions proches d' arriver , le cône parfait du Licancabur , un volcan culminant à 5 916 m, dominant San Pedro,

s' était teinté de orange alors qu' il recevait les derniers rayons du soleil ...

 

 

Quelle belle journée nous avions passée dans cette extraordinaire et surprenante Vallée de la Luna  ! Nous ne regrettions

absolument pas nous y être rendus en vélo : nous avions pris notre temps de la découvrir alors que les excursions organisées

au départ de San Pedro  nous ont semblé beaucoup trop vite la traverser .

 


Excursion vers les Geysers du Tatio

Étape  3 sur la carte figurant en tête d' article .

 

Le départ vers les Geysers du Tatio  était fixé à 4 heures du matin . Dans la nuit, le mini-bus que nous empruntions a sillonné

les ruelles de San Pedro, chargeant par petits groupes, dans chacune des structures hôtelières desservies, des touristes

fraîchement débarqués du lit .

Nous nous dirigions vers le Nord, parcourant  96 km et nous élevant progressivement jusqu' à atteindre 4 300m d' altitude . Personnellement, nous nous étions particulièrement bien adapté à ces altitudes élevées ... Jamais au cours du voyage nous n' en avons réellement souffert, tout en en ressentant néanmoins les effets : tout effort physique se révélant pour nos organismes, beaucoup plus éprouvant !


 

Nous parvenions sur le site : un haut-plateau ceint de volcans et de sommets rocheux que les rayons du soleil n' avaient pas encore atteint . Il en résultait une ambiance vraiment très fraîche  : très probablement moins de -10°C ! Mais c' est aussi pour cela que tout

le monde débarque ici à l' aube . Il en résulte une amplitude thermique particulièrement élevée entre  température extérieure et celle bouillante de l' eau, rendant les geysers beaucoup plus actifs . C' est ainsi que nous y  découvrions les fumerolles d' une quarantaine

de geysers s' élevant dans un ciel andin totalement dégagé .


 

L' observation du phénomène nous a cependant un peu déçus : nous jugions beaucoup plus impressionnantes quelques unes de

ces mêmes curiosités géologiques découvertes au cours de notre séjour en Nouvelle-Zélande . En revanche, elles ont pour cadre,

de somptueux paysages devant lesquels nous nous extasions . Pour combattre le froid, nous partagions avec le petit groupe que

nous formions, un petit-déjeuner qui s' est révélé assez copieux . Nous nous débarrassions également de nos vêtements et nous plongions dans un bassin d' eau chaude spécialement aménagé à cet effet ... Nous n' étions pas si nombreux que cela à tenter

l' expérience, et pourtant, nous passions personnellement, un bon moment de détente et de relaxation dans cette eau

naturellement chaude !

 


 

Nous quittions le plateau et entamions la "redescente" vers San Pedro .

Une fois encore, nous traversions de fabuleux décors que nous n' avions pu voir à l' aller en raison de la pénombre, mais aussi,

parce que nous nous étions assoupis .  Nous y observions quelques renards, vigognes, ou encore visaches (sorte de gros lapin doté

d' une queue recourbée, un peu semblable à celle de l' écureuil) . Notre guide nous en contait l' histoire, nous précisait qu' ils avaient

ici pour prédateur, le puma . Nous marquions un arrêt proche d' une lagune fréquentée par quelques oiseaux que notre guide ne manquait pas de dénommer ... Il nous expliquait aussi, le fonctionnement complexe de cet écosystème si particulier .

 


 

Puis nous parvenions au petit village de Machuca  où nous faisions étape . Perché à 4 000 m d' altitude, il possède une pittoresque petite église recouverte d' un toit de chaume et entièrement ceinte d' un mur en adobe .

 



 

Quelques petites parcelles rectangulaires plantées de maïs entourent cette croquignolette église . Associées à l' élevage des lamas,

elles paraissent pouvoir assurer la survie d' une poignée d' habitants . Mais la vente des brochettes de lama, des empanadas et de quelques articles issus de l' artisanat local semble aujourd' hui beaucoup plus rentable : plusieurs dizaines de bus et de mini-bus marquent ici journellement un arrêt ! Nous aussi nous avons succombé à cette dégustation de brochettes de lama . Nous avions

déjà testé cette viande et la jugions plutôt coriace . Ici, excellemment bien  marinée puis grillée, nous l' avons particulièrement

appréciée .

 

 

De retour à San Pedro  vers midi, nous réservions une nouvelle excursion pour la fin d' après-midi : celle qui allait nous mener vers les lagunes Cejar, Tebenquiche  et Piedra, qui occupent le Nord  du Salar d' Atacama .

 


Excursions aux Lagunas Cejar, Tebenquiche et Piedra

Étape  4  sur la carte figurant en tête d' article .

 

Au total, e Salar d' Atacama  s' étend sur une centaine de kilomètres au Sud  de San Pedro, nous n' en parcourions au cours de

cette excursion, que les 30 premiers . Cette immense étendue est principalement constituée d' une croûte de sel pouvant atteindre

par endroits, 1 450 m d' épaisseur  .

 

Les lagunas Piedra et Cejar

 

Afin de profiter encore de la chaleur procurée par les rayons du soleil, nous nous dirigions tout d' abord vers la lagune où il est possible de se baigner : la laguna Piedra . On y flotte aussi bien parait-il, que dans les eaux de la Mer Morte  ! Nous n' avons personnellement pas testé le phénomène, jugeant la température de l' eau étonnamment trop froide (au début de la Grande Escapade, nous avions en revanche testé en Mer Morte  l' étonnante flottabilité de ces eaux très fortement chargées en sel !) . Avec pour toile de fond les volcans du Licancabur  et de Sairecabur,  le salar nous faisait une fois encore bénéficier d' un décor assez spectaculaire !

 


 

A environ 300 mètres de là, nous atteignions la laguna Cejar, dans laquelle en revanche, on ne se baigne pas ... déjà, une lumière

plus rasante blondissait une étonnante végétation recouvrant une terre craquelée par des températures extrêmes, allongeait nos silhouettes .

 


 

Nous parcourions une dizaine de kilomètres ... Peu avant de parvenir à la lagune Tebenquiche, nous découvrions

los ojos del salar  : deux profonds bassins parfaitement circulaires dans lesquels se projetait un étonnant jeu de reflet .

 


La laguna Tebenquiche


Nous y parvenions alors que les lieux se teintaient d' ocre, de rose et de beige ... Magique !



Blanche immaculée, la couche de sel semblait s' apparenter à celle d' une neige fraîchement tombée ... Magique !




Le relief ainsi que les silhouettes qui évoluaient sur la lagune se reflétaient parfaitement dans quelques centimètres d' eau à peine ... Magique !


 

Puis le soleil s' est couché ... les silhouettes ont quitté la surface de la lagune, les appareils photos ont cessé de mitrailler .

Nous dégustions un rafraîchissant pisco sour   (un cocktail très prisé au Chili, mais aussi au Pérou) et quelques accompagnements . Dans quelques instants les lieux seraient à nouveaux totalement déserts, restitués à la nature .

 

 

Il aurait été tentant de s' attarder quelques jours de plus à San Pedro  : beaucoup d' autres fabuleuses excursions y sont proposées . Elles mènent à d' autres lagunes encore, proposent l' ascension de différents volcans, conduisent à des quebradas, des pukaras  ou de pittoresques villages . Il nous a semblé qu' alors, disposer de son propre véhicule ait été préférable (attention, quasi pas de location de voitures à San Pedro ; l' envisager alors plutôt sur Calama !) .

L' activité consistant à aller observer les étoiles depuis le plus grand observatoire de radioastronomie au monde est par ailleurs très réputée .


Nous quittions San Pedro de Atacama  dès le lendemain matin ... Nous allions cette fois, définitivement quitté le Chili ; nous allions débuter une autre fabuleuse aventure, celle qui allait nous mener en Bolivie . A bord de 4x4, nous allions trois jours durant, traverser les fantastiques paysages du sud Lipez, puis ceux assez stupéfiants du salar d' Uyuni ... à découvrir prochainement ! Étape  5 sur la carte figurant en tête d' article .

 


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